Sites du réseau "Devenir Autonome en Bourse" : Pro-AT - Invest-AT - Trading School - TradersBlog - Boutique du Trading

Accueil | Indices | Indices européens | Sujet : Psychanalyse du CAC 40

Sujet : Psychanalyse du CAC 40
Premiere Page   Page précédente   Page : sur 9   Page suivante   Derniere Page

Nouveau sujet  Répondre au sujet   Recommander cette page

Posté le : le 06-11-2009 23:06:06 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
pull back sur biseua pour etei
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

HENRYK3

(228 msg)

Pur intraday De 1 à 3 ans Uniquement technique Futures europe

Posté le : le 06-11-2009 23:16:48 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Citation de : Crock (au 06-11-2009 22:54:46)

Bonsoir,

Pour élargir le champ de la réflexion, ce soir, je me suis à nouveau rendu au chevet du CAC 40 et je lui ai demandé s’il avait PEUR ou si au contraire, il était SEREIN.

Voici ce qu’il m’a répondu :








Bonjour,

Pourquoi le CAC a t'il eu peur? Et pourquoi est il soulagé?

Ne serait ce pas le rebond du Dollar qui l'a inquiété? Le Cac se nourrirait t'il du Dollar Carry Trade?




C'est juste un soupçon.
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

charivari

(16 msg)

Plusieurs jours Moins d'un an Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 07-11-2009 16:25:41 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Bonjour à tous, et merci Alain pour avoir ouvert cette file.

Si je ne retiens qu’une seule chose de ma courte expérience en bourse c’est que le marché est une féroce compétition (merci Aboul pour la référence à Suntzu) où ne se présentent que des volontaires et où tous les moyens sont permis pour gagner de l’argent à condition de rester aux (extrêmes) limites du politiquement acceptable.

Pour comprendre ce qu’il se passe j’ai besoin de comprendre la règle du jeu, le fonctionnement des acteurs du marché, leurs objectifs et le sens de leurs actions. Je ne vois pas la psychologie uniquement comme un moteur mais aussi comme une arme ; elle est selon moi un des moyens pour parvenir à l’objectif.
N’hésitez pas à me corriger. Je ne demande qu’à apprendre et comprendre. Merci pour vos recommandations bibliographiques à venir.

D’après ce que j’ai compris, les entreprises viennent sur les marchés pour lever des fonds ou garantir des positions à terme. Mais une fois cela opéré la bourse reste un jeu à somme nulle où les investisseurs et spéculateurs ne font que jouer au pouilleux : ils s’échangent du papier en espérant faire au passage une plus value. Seule l’échelle de temps les distingue. La spéculation assure la liquidité du marché ce qui sert les investisseurs pour ne pas rester collé avec leur papier. Tous les coups sont permis, y compris faire croire qu’il existe une régulation des marchés, mais je soupçonne le pouvoir politique, connivent, en arbitre ultime : y aurait-il une limite à ne pas franchir pour ne pas casser le jouet ? Une limite qui remettrait définitivement en question la confiance dans les marchés ? Sans confiance plus d’investisseur, donc plus de ressource, plus de pigeon. N’est-ce pas ?

Je distingue 3 types d’acteurs évoluant dans ce marché.
Le marché est inéquitable mais chacun dispose de forces et faiblesses.

Les grosses mains
disposent d’atouts : elles jouent avec de grosses positions et donc, concertées, elles peuvent créer une tendance . C’est l’artillerie lourde qui peut s’offrir la manipulation des marchés, peu importe les fondamentaux économiques.
La tendance créée peut, à court terme, s’opposer à la tendance économique réelle mais, à mon sens, devrait y coller à moyen terme pour ne pas définitivement perdre la confiance de l’investisseur potentiel. J’envisage la durée moyen terme comme la durée limite de la perception d’une incohérence manifeste dans la tendance du marché (soupçon dépassé) ancré dans la mémoire individuelle voire collective qui remettrait en cause le fonctionnement des marchés. En ce sens le temps est un allier des grosses mains.
Par ailleurs les grosses mains disposent de l’information : ce sont des initiés qui ont une vision détaillée de la situation.
Enfin elles disposent de la capacité à influencer la présentation de l’information publiée. Ceci leur permet de modifier le regard sur l’information et ainsi dissimuler les incohérences aux yeux de l’opinion publique. La « manipulation » de l’information leur permet de prolonger la durée de leur action. Les ânes à listes, complaisants par essence, trouverons toujours une justification à posteriori pour commenter l’évolution des cours.
Par exemple : les premières alertes aux subprimes remontent à 2005 (cf. Paul Jorion) mais il faudra attendre l’été 2007 pour que BNP Paribas mette le feu aux poudres.

Les grosses mains ont une faiblesse : les mouvements de forts volumes nécessitent du temps pour se réaliser et ils laissent des traces ce qui nuit à leur discrétion (affichage de leur intention) et les menace des parasites. Dès lors des stratégies sont mises en place pour camoufler les prises de positions. Je ne suis plus surpris que les gros accumulent à la baisse et distribuent à la hausse.
Cela pourra vous paraître étrange mais pour moi une phase baissière commence par une phase de distribution : les initiés doivent se débarrasser des titres qui représentent un risque. Et comme pour distribuer discrètement des volumes importants rien ne vaut une belle hausse… comment ne pas encourager l'euphorie ?

Ainsi sur l’exemple précédent vous comprendrez pourquoi, selon moi, la baisse née de la crise des subprimes commence en 2005 (voire 2006) et que mon canal baissier nous laisse encore en plein dedans…

Les petites mains (différentes pour moi des mains faibles) disposent d’une force : la position prise individuellement est de très faible quantité et donc très flexible : les mouvements peuvent être rapides. C’est la cavalerie !. Leur vocation est de parasiter le mouvement des grosses mains.
Leur méthode issue de l’analyse technique peut les mener à un consensus et ainsi, la convergence d’actions mutualisés peut s’apparenter, un instant, à l’action d’une grosse main, et donc créer une tendance.

Les petites mains restent cependant limitées en capital. Ainsi leur action ne peut supporter d’être à contre tendance. L’effet de levier et le temps sont dans ce cas des forces destructrices redoutables. C’est le talon d’Achille des petites mains.

Les mains faibles : ce sont des investisseurs individuels qui viennent en bourse pour y rechercher de la performance et qui sont soumis aux manipulations des médias. Leur force réside dans leur aveuglement et leur confiance : puisque de toute façon les cours vont remonter alors pourquoi se faire du soucis. Le temps serait-il leur allier ? C’est certain tant qu’ils ne nécessitent pas de récupérer leurs fonds…

Aujourd’hui je me considère comme une main hybride, à la fois petite et faible, mais tendant à se raffermir !

Comme vous le voyez, pour moi, plus efficace qu’être initié (et savoir qu’elle est la réalité économique) il faut détecter ce qu’ont décidé de faire les grosses mains à l’instant t. Et c’est vrai que l’analyse technique est un outil de décryptage.

Pour revenir à la question initiale qui est où sommes-nous en ce moment, je pense que nous sommes dans un no mans land. Cela peut se traduire par un range mais pas nécessairement.

Pour reprendre l’exemple donné, je m’interroge sur la possibilité que le marché soit flooré. En effet pour certains pays la retraite est constituée par capitalisation. Hors comment relancer la consommation (moteur de notre économie qui ne fonctionne aujourd’hui qu’avec la croissance) si le consommateur se transforme en épargnant faute d’avoir confiance dans la réserve actuellement constituée en action ? La psychologie de l’épargnant (mains faibles) est à ménager au présent comme au futur si l’on souhaite qu’il soit demain le relais acheteur.

En dehors de cette question le contexte actuel me semble particulier : quelle est la répartition des portefeuilles actions ?
Les institutionnels, paraît-il, ne sont pas ou peu revenus sur les marchés actions. Les particuliers qui n’ont pas vendus ne vendront plus (hors cas particuliers) et les autres ne sont pas prêts de revenir.
Pour chacun je me demande qu’elle est le stock d’actions conservées, ce qui revient à dire qu’elle est le flottant ou encore quelle est le stock d’actions détenues pas les mains fortes acteurs aujourd’hui sur es marchés ? Inutile de préciser la vision des mains fortes sur les mouvements de marchés si elles détenaient pas hasard l’essentiel du flottant !

J’imagine 3 scénarii :

1 - Le marché est flooré : les banques ont raflé le flottant d’actions avec l’argent du contribuable (merci les banques centrales), sans volume le marché est parfaitement manipulable. En attendant les jours meilleurs, en attendant le retour des mains faibles, les mains fortes se nourrissent sur le dos des petites mains. L’information économique distribuée pour informer ou rassurer l’opinion publique n’est pas le moteur du marchés. C’est la masse des positions des petites mains qui crée la tendance par contre pied : il suffit que les banques aillent à contre sens du consensus des positions sur le marché. Les rebonds se font à la vitesse de la chute libre dans le sens opposé ! Sans compétition entre mains fortes, elles surfent au gré des positions des petites mains mettant à profit leur capacité à créer la tendance, sans oublier d’appuyer sur le talon d’Achille des petites mains. La psychologie des petites mains est donc déterminante pour anticiper les mouvements à venir ! Je suis prêt à parier que plus les nouvelles seront mauvaises et plus les cours monteront, et cela tant que les petites mains auront du capital. Après nous finirons en range…

2- Les relais de croissances sont déjà dans les cartons. Nous sommes en phase 2. L’avenir sera radieux. Les initiés ont tout raflé en attendant que l’économie redécolle… J’aimerais y croire.

3- Les mains fortes restent elles aussi en compétition. La trêve est finie. Nous allons vivre des déclinaisons fractales. Tout le monde s’est vu à 4000, c'était l'euphorie - BNP et GLe en ont profité pour recapitaliser - mais l’annonce du chômage à plus de 10% est un déclencheur. Ca a bien marché 30 minutes…
édité le : 08-11-2009 08:26:02 
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page
Posté le : le 07-11-2009 17:27:01 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Bonjour à tous,

Pour ma part les 4100Pts c'est mon objectif puisque la conso qui à débuté sur la semaine 41 à validé 20 semaines de hausse le tout est de savoir si le rebond c'est effectué sur les 3550Pts, pour ma part non , je pense qu'on va allait sur l'oblique en vert dessiné par Crock ( 3500Pts )donc a cela il faudra rajouter les semaines en plus. Rendez-vous mini le 08/02/2010.
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

Crock

(6947 msg)

Plusieurs jours Plus de 3 ans Uniquement technique Actions françaises

Posté le : le 08-11-2009 11:26:35 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Voir le page de Crock   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Charivari pour ce commentaire qui aborde la notion de petites mains, qui mérite à mon avis que l'on s'y attarde.

Lorsque tu dis :
« La tendance créée peut, à court terme, s’opposer à la tendance économique réelle »
C’est typiquement, ce que j’appelle une désynchronisation entre AT et AF.

En ce qui concerne ce passage :
Les ânes à listes, complaisants par essence, trouverons toujours une justification à posteriori pour commenter l’évolution des cours.
Par exemple : les premières alertes aux subprimes remontent à 2005 (cf. Paul Jorion) mais il faudra attendre l’été 2007 pour que BNP Paribas mette le feu aux poudres.


Paul Jorion n’a pas été le seule à mettre en garde la communauté des investisseurs :
Roque a par exemple posté sur Pro-AT l’alerte « Le bâtiment ne va plus » le 27-08-2006 et l’a réactualisé le 19-06-2007

Vous l'aurez donc compris, l'intérêt de cette file est de tenter d'identifier dans quelle phase l'on se situe. Un travail qui n'est absolument pas facile car il fait appel à la psychologie humaine.

Amicalement

Alain



 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

pleume

(12 msg)

Plusieurs mois Plus de 3 ans Uniquement technique Actions françaises

Posté le : le 08-11-2009 11:32:00 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  


F40 - MM20 et MM50 en support, et pour le moment à MT la convalescence se passe bien malgré une santé encore précaire, le patient reprend des forces, mais le pronostique à LT reste réservé.


Bon WE
édité le : 08-11-2009 12:01:27Tout a un sens, l'important est d'être dans le bon
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page
Posté le : le 08-11-2009 14:32:11 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Tout n’est question que de progrès.
Les gros intervenants ne font pas le marché, il est faux de penser ainsi, sinon à croire à une théorie du complot. Ce qui différencie la bourse actuelle par rapport à il y a quelques années c’est la vitesse de transmission, tant sur le point des nouvelles que celui des ordres passés.
En cela, la bourse ne se distingue en rien du reste de la société.

Tout le monde connaît les progrès considérable en matière d’information et passation d’ordre, le consensus, car c’est de cela qu’il s’agit, est plus large et plus dynamique.

Une des questions d’importance concerne le trading quantique, à l’heure actuelle la part des ordres automatiques s’établie à 65% des échanges et cette progression est exponentielle, il y 4 ans ce chiffre était de moitié inférieur.
Le trading automatique intègre maintenant les données fondamentale via les news en flot continu qui alimentent le quotidien, Reuters propose du reste une ligne éditoriale spécifiquement adressée à ces systèmes ! (le système réagit selon l’analyse des mots et la valeur intrinsèque de chacun et alimente la machine selon des critères fixés en programmation).

La part croissante de l’automatisme est dénoncée par l’effroyable similitude des graphiques boursiers, tant sur le plan des indices que sur le plan sectoriel. En fait d’ici 3/5 ans il y a fort à parier que les graphes se "lissent" d’avantage.
Si l’on se donne la peine de penser à l’automatisme, ce dernier ne peut qu’aboutir à une extrême normalisation, un fonctionnement erratique, car décorrélé de toute réalité.

Quant à la question de la valeur fondamentale des titres, ainsi que le rapport de la bourse à l’économie, je dirais que vouloir lier les deux est antinomique. La bourse n’a jamais été unie à l’économie, c’est un lieu d’échange, de négoce, c’est un marché en parallèle de l’économie réelle, il suffit du reste de constater lors des crises du peu d’impact de la totalité d’entre elles, hormis 1929 et les Subprimes, sur l’économie réelle !

Lorsque la bourse et l’économie se trouvent corrélées, c’est en fait un concours de circonstance, un point de conjonction. La crise des Subprimes par exemple n’a pas fait suite à une crise économique, mais bel et bien à des défauts de fonctionnements des intervenants boursiers. Les Subprimes, de part les acteurs touchés par la crise (le système bancaire) ont par contagion eu un impact non négligeable sur l’économie réelle.
Ce ne sont pas des facteurs économiques au sens littéral du terme mais bel et bien des incidents isolés qui selon leur implication au sein de la société retentissent avec plus ou moins de force sur cette dernière.
L’exemple flagrant et représentatif de ce qu’est la bourse : en 2 ans, une baisse générale de toutes les actions, par contagion la totalité des titres fortement décotés, alors même qu’une grande partie n’étaient que peu voire pas atteint du tout par les Subprimes.
D’une crise sectorielle, même si ce secteur (bancaire) est par définition traversant du reste de l’économie, nous en sommes arrivés à une crise économique (le fameux point de conjonction).
Il est donc juste de dire que bourse et économie réelle, lorsqu’elle se rencontrent, sont des points d’alignements rares et pouvant être taxés de singularités.

Encore une fois, ce qui m’interpelle réellement, c’est le trading automatique. Ce dernier a modifié considérablement le paysage boursier. C’est en cela que j’avance souvent le fait que toutes les méthodes et techniques mises au point dans un passé même récent sont maintenant caducs !
Le trading (ou investissement) est facilité car directionnel, un système, quel que soit sa complexité de programmation s’appuie sur des redondances, des éléments quantifiables et suffisamment répétitifs pour être mis en équations.
Je n’irais pas jusqu’à dire que ces systèmes sont stupides ! Quoique… programmés par des humains…

Ne prenez pas comme une revendication personnelle ce qui suit, mais j’ai donné, dès mi 2007 un objectif de 2400pts sur le CAC, identiquement, 2 jours avant le rebond je m’étais fixé un objectif initial de 3500pts.
De la chance ? peut être, un talent exceptionnel de trader ? Sûrement pas ! En fait ce qui m’a conforté dans mes analyses, c’est le jusqu’auboutisme de l’automatisation. Cette faculté qu’à un système à poursuivre la tache assignée.
Depuis le rebond de Mars, la direction est claire, et je vous fais le pari, que si la totalité des investisseurs n’avaient pas eu pour idée ou obligation de prendre quelques bénéfices, les indices seraient montés bien plus haut !
Il faut aussi se remémorer que la suspension des ordres shorts sur les organismes bancaires, ont obligés à une intervention humaine, et modifié la courbe descendante des indices, sans cela la chute n’aurait pas eu de fin, c’est ce qui différencie la bulle dot.com et Subprimes, graphiquement parlant.

L’automatisme est effrayant en cela, il créé une tendance, comme les données sont fatalement celles du passé, elles même de plus en plus lissées, le système en devient directionnel.
Malgré tout le talent des créateurs de ces systèmes, il est évident que l’humain en vient à un moment donné à prendre la main. Dans ces phases, il serait intéressant un jour de constater que si d’aventure il y avait la aussi un point de conjonction, nous en arriverions à créer un crash imaginaire !
Pour l’instant l’automatisation est perceptible pour qui trade au quotidien, les ordres donnés par ces systèmes obéissent à une logique qui présente encore quelques écarts selon les données qui ont nourris les machines. Dans un avenir proche, le lissage des systèmes va s’imposer, les données encore une fois étant de plus en plus conformes… Le jour où cela va survenir, nous risquons fort de nous retrouver avec un crash qui pourrait être haussier !

Salutations.

 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

bambi

(2 msg)

Pur intraday Plus de 3 ans Uniquement technique Futures europe

Posté le : le 08-11-2009 16:20:30 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Très intéressant Protagoras
Market is fluid, sometimes you're bull or sometimes you're bear, you just go with the flow
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

Monte-Cristo

(551 msg)

Plusieurs semaines De 1 à 3 ans Technique et fondamentale Autres Dérivés

Posté le : le 08-11-2009 16:48:46 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Même si à bien des égards, je suis d'accord avec Protagoras... j'aimerais émettre une opinion divergente!
Pour dire ma pensée en une phrase :
"la justice ne réclame pas la vérité, la justice réclame la vérité, toute la vérité".

Ainsi, lorsque Protagoras évoque la main-mise des systèmes automatiques, il est impossible de le contredire
mais
nous sommes aussi dans une guerre monétaire!

Pour vous dire le fond de ma pensée, l'euro est mort! ou plutôt il va mourir!
Comprenez-moi bien, je suis de ceux qui pensent que bientôt il faudra 2$ pour 1 euro... et cela peut sembler contredire mon propos précédent de la fin de l'euro... mais en fait non!
Sur le Lt, voire le TLt, je ne visualise pas comment l'euro peut se sortir de ce piège alors que je comprends totalement la stratégie de dévaluation du $ que l'on peut résumer par : les quidams qui vivent avec l'euro vont payer la dette américaine!

Je ne veux pas m'étendre sur la guerre monétaire car le propos est le psy du cac40! et je souhaite faire écho à l'automatisme évoqué par Protagoras!
Ce que je voulais dire, c'est que les ordinateurs ont des programmateurs... et ces programmes, petit à petit, dévalorisent le cac40 par rapport aux indices américains!
Je trouve écho de cette logique dans le gold qui bat des records si on parle de lui en $, mais qui en euro n'est toujours pas arrivé au niveau le plus haut de mars 2009.

Vous miseriez vous dans le Lt ou le TLt dans un indice dont la monnaie va être vampirisée?

Pour conclure, je pense que les semaines à venir, peut-être même les jours, sont déterminants car nous devrions avoir la réponse à une question :
- le DJ va-t-il dépasser son + haut? et le cac, aussi?... ou pas?

J'ai bien écrit "devrions avoir"

édité le : 08-11-2009 16:50:19 
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

Crock

(6947 msg)

Plusieurs jours Plus de 3 ans Uniquement technique Actions françaises

Posté le : le 08-11-2009 18:50:35 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Voir le page de Crock   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Bonjour Protagoras,

Moi je me souviens de l’époque où l’on passait le jour « J » chez son intermédiaire signer un ordre et où il était exécuté au fixing d’ouverture du lendemain à 10h car la Cotation Assisté en Continu (CAC), cela n’existait pas encore.
Et oui, tout cela ne nous rajeunit pas vu que c’est avant 1987. Anecdote mise à part, le trouve cette réflexion très pertinente et je te remercie vivement de nous en avoir fait part, ici sur Invest-AT. Il s’agit indéniablement d’une contribution qui apporte une réelle valeur ajoutée à la file et va probablement lui permettre d’élargir son champ de réflexion.

Ceci étant, j’ai parfaitement pris conscient de l’importance de cette « automatisation » et il y aura 2 conférences lors de notre Université qui traiteront du sujet.


Donc, si vous avez la possibilité de nous rejoindre fin novembre, à n’en pas douter ces deux conférences contribueront à développer une nouvelle dynamique sur nos sites.

Amicalement

Alain

PS = lien direct ici

 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

charivari

(16 msg)

Plusieurs jours Moins d'un an Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 08-11-2009 19:45:27 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Merci Protagoras. Lumineux.

Pourquoi écrire "Les gros intervenants ne font pas le marché, il est faux de penser ainsi, sinon à croire à une théorie du complot." ?
J'interprèterais pourtant volontiers la suite de ton propos dans ce sens !

La déconnexion valorisation des actifs / réalité économique sur le long terme est-elle durablement acceptable ?
La matrice n'est-elle programmée que pour entretenir que le rêve ?

Dans ce cas quel est l'objectif de Hal et quel est son modèle économique ? Mener les cours là où il l'a décidé, toujours plus haut pour augmenter la valorisation des actifs accumulés ? Suite une route pré-calculée par des algorithmes de traitement du signal (je pense notamment aux attracteurs de Lorenz issus de la théorie du chaos)

Pour ce qui nous concerne, nous les petites mains, est-ce que le sens de nos positions intéresse Hal au final ? A part renforcer la tendance lorsque pris à contre pied, avons-nous un rôle à jouer dans son modèle ?

Est-ce que les évènements récents ne viennent pas corrompre la base de référence...
édité le : 08-11-2009 20:22:19 
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page
Posté le : le 08-11-2009 20:51:26 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Bonsoir la liste,

lorsque en mars 2003, le marché a atteint un point bas " panique" le taux de chômage aux USA était bien moins élevé qu'en mars 2009. Voir graphique les Echos ci-dessous.

http://www.lesechos.fr/chiffres-economie/euscht-.htm

Et donc j'ai un peu de mal à croire que l'économie va repartir vigoureusement ce qui est tout de même un prérequis à la phase euphorie en 2010 ou 2011 ou 2012 ? (je respecte la vision LT nécessaire pour le changement des mentalités cher à Crock.)

En fait, le réarmement des US en 1937-38 a mis fin à la crise 1929-1932, la 3ème guerre du golfe a mis fin à la crise du 11/09/2001. Faudra-t-il une autre guerre pour mettre fin à cette crise ? IRAN ou autre ?

Ce n'est pas impossible après tout et ceci validerait l'analyse de Crock.

Caillonn

 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

charivari

(16 msg)

Plusieurs jours Moins d'un an Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 10-11-2009 09:35:16 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Il y a comme un air de déjà vu en ce moment....


Le Lundi 19 Octobre 1987, lundi noir

par Gauthier Maës - Allo Finance

Le Lundi 19 Octobre 1987, le dow Jones perdait 22,6% dans une séance de cauchemar
qualifiée alors de Lundi noir (Black Monday) en référence au « Jeudi Noir » de la crise de
1929. Retour…
Deux ans plus tôt, les pays du G7 suite aux accords du Plaza, avaient injecté plus de 10 milliards de
dollars dans le marché des changes, pour briser la hausse du dollar. Les effets des accords du Plaza
ont été immédiats et spectaculaires puisque le dollar s’est effondré. En moins de quinze mois, le dollar
effaça tous ses gains par rapport au Deutschemark et, à la fin de 1986, il se retrouva à son plus
bas niveau historique, celui de 1979.
Dans le cadre des accords du Louvre, en février 1987, les pays ont jugé la dépréciation du dollar
suffisante et ont tenté d’éviter un atterrissage en catastrophe. Malgré cela, le cours du dollar continua
de baisser, sous l'effet de la spéculation.
Dopés par cette dépréciation de près de 50% du dollar, les marchés d'actions s’envolèrent. Une véritable
euphorie s’installa sur les bourses mondiales. Sur 5 ans, les actions ont cru de 190% sur les
marchés américains, 250% en Grande-Bretagne et 330% à la Bourse de Paris. En août, le Dow Jones
réalisa même un nouveau record en atteignant plus de 2700 points, soit une progression de
43% en 9 mois.
Les tensions inflationnistes devinrent inévitables. Les taux d’intérêt s’envolèrent tandis que le déficit
commercial devenait un gouffre. L’inquiétude commença à s’installer sur les marchés actions.
Le vendredi 16 octobre, le Dow Jones perdit 4% et cassa un support technique important. Le lundi
suivant, les Etats-Unis annoncèrent un déficit commercial important et la banque centrale allemande
releva ses taux directeurs. Cela suffit à créer un vent de panique, des milliers d’ordres de ventes se
déclenchèrent.
La chute du Dow Jones a entrainé avec lui les principaux marchés mondiaux, au cours du mois d’octobre,
Hong Kong perdait 45,8%, l’Australie 41,8%, 26,4% pour le Royaume Uni.
Mais à l’inverse de la crise de 1929, les banques centrales ont tout de suite réagi. La Fed injecta
massivement dès le lendemain des liquidités, évitant ainsi la catastrophe. Baptême du feu réussi
pour le nouveau président de la banque centrale américaine, Alan Greenspan, seulement deux mois
après sa prise de fonction.
Wall Street s’était ressaisi, le Dow Jones reprenant 11% en moins de deux mois à partir de fin Octobre.
Si la crise boursière de l’automne 1987 apparaît avoir été à peine moins forte que celle de 1929, ses
conséquences n’allaient pas être aussi dévastatrices. L’intervention rapide et efficace des banques
centrales a évité à l’économie de plonger dans la récession. Seule véritable conséquence, le New
York Stock Exchange, décida en 1988 de mettre en place des coupes circuits destinés à cesser toute
négociation en cas de baisse supérieure à 10%. Le Black Monday restera donc à jamais le jour où le
Dow Jones aura connu sa plus grande chute.

-------------------
Ca me fait penser à une image donnée par Attali :
C'est la grande soirée de gala et tout le monde danse alors que la salle de bal est en feu. Les initiés dansent près de la sortie mais continue à profiter de la musique et les musiciens continuent de jouer tant que la foule danse...

Je n'arrive pas à imaginer que les autorités puissent laisser faire une nouvelle fois. Jouerait-on encore aux apprentis sorciers ?
Une nouvelle chute des marchés ne serait-elle pas ravageuse pour la confiance des ménages si durement regagnée ?
Je veux croire que tout est sous contrôle ou sinon dites moi à qui profite le crime !

édité le : 10-11-2009 10:51:29 
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

charivari

(16 msg)

Plusieurs jours Moins d'un an Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 10-11-2009 09:35:31 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
J'aimerais continuer avec vous sur la piste du trading automatisé et de ses conséquences dans la lecture dans le graphique de la psychologie des intervenants sur le marché.
Si, à n'en pas douter, le marché évolue cela peut s'expliquer pas la nécessité des grosses mains d'atténuer les traces de leurs actions sur le marché.
Ils leurs faut donc brouiller les pistes voire donner de faux signaux sur nos outils de décryptage.

Aussi je me demande si les tendances en ligne observées récemment, en mettant au pas (tout le monde dans le rang) pendant une période de temps importante les moyennes mobiles (par exemple mais pas uniquement) cela ne vient pas rendre hors d'usage la MACD, le KST etc. et font que les divergences ne fonctionnent plus.

Voici quelques exemples :

Prix, mm10 et Bollingers

Cliquez pour agrandir


Cliquez pour agrandir


Cliquez pour agrandir


Cliquez pour agrandir


Cliquez pour agrandir


Nul doute que lorsque les robots ont un objectif, il est difficile de les arrêter !
Quel est alors l'objectif des grosses mains ? Se débarrasser discrètement du surplus d'action ? Accumuler à moindre coût ?

édité le : 10-11-2009 10:17:07 
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

charivari

(16 msg)

Plusieurs jours Moins d'un an Technique et fondamentale Actions françaises

Posté le : le 10-11-2009 10:07:40 Voir le profil   Envoyer un email à l'auteur   Envoyer un message privé   Répondre avec citation  
Pour ce qui est du VIx je ne comprends pas très bien ce qu'il mesure ! Surement pas la peur des vendeurs à découvert !
+ 2,22% sur le SP500 mais un VIX en baisse de 4,30%
Cet indicateur qui a un rôle important sur les options / dérivés serait-il lui aussi fortement manipulé ?

Cliquez pour agrandir


Cliquez pour agrandir

édité le : 10-11-2009 10:10:11 
 Alerter un modérateur Retourner en haut de page

Nouveau sujet   Répondre au sujet Recommander cette page

Sujet : Psychanalyse du CAC 40
Premiere Page   Page précédente   Page : sur 9   Page suivante   Derniere Page

Accueil | Indices | Indices européens | Sujet : Psychanalyse du CAC 40

Pro-AT, toute l'analyse de la Bourse et des marchés financiers pour les day traders et investisseurs court terme Créer votre blog gratuitement avec TradersBlog, plateforme de blogs pour traders. Trading School, modules de formation à la bourse en ligne, glossaire de la bourse..
Partenaires : Formation à la Bourse- Analyse du Cac 40 - Bourse - Forum sur la Bourse - Glossaire de la bourse - Blog de Bourse